Intégrité des évaluations

Quatre dispositifs. Aucun verdict.

Chaque élève compose sur ses propres chiffres, sous son propre nom. Et vous savez comment sa copie a été composée.

Ce qui est en service

Quatre dispositifs, et comment chacun fonctionne.

Quatre dispositifs, livrés et en service. Ils individualisent les données chiffrées du sujet, vérifient qui compose, et transmettent à l’enseignant des faits sur la façon dont la copie a été écrite. Aucun ne produit de verdict — et aucun modèle n’intervient : ce sont des contrôles déterministes et des événements de navigateur horodatés.

Des sujets individualisés

Les valeurs chiffrées de l’énoncé varient d’un élève à l’autre. L’énoncé, les questions, leur ordre et le barème restent identiques pour toute la classe : l’équité de notation est intacte. Le corrigé de chaque variante n’est pas rédigé par une IA, il est recalculé à partir des formules du professeur. L’attribution est calculée depuis l’adresse de l’élève, jamais tirée au sort : il retrouve toujours le même sujet, même s’il change d’appareil en pleine épreuve.

Les valeurs qui varient sont déclarées par l’enseignant dans son corrigé, avec leur pas et leurs bornes. Le sujet d’un élève est calculé à partir de son adresse, jamais tiré au sort : il retrouve le même après un changement d’appareil, et son corrigé est recalculé avec lui.

Savoir qui compose

L’élève ne se contente plus de déclarer son identité : il présente un secret qui lui est propre. Un code que vous distribuez en salle, ou que le système lui envoie par email au moment de l’épreuve. En remise par fichier, le dépôt anonyme disparaît au profit d’un lien personnel, valable une fois. La liste de vos inscrits détermine qui peut composer — et vous gardez, élève par élève, de quoi débloquer quelqu’un en trois secondes. Vous pouvez enfin n’accepter que les adresses de votre domaine : le code comme le lien partent alors sur la boîte de l’établissement, et pour les lire l’élève passe par l’authentification de votre fournisseur de messagerie — Microsoft 365, Google Workspace — sans qu’aucun mot de passe CORRAICT ne soit créé pour lui.

Trois modes au choix de l’enseignant : aucune vérification, un code nominatif, ou un lien de dépôt personnel consommé au premier envoi. Le code se distribue en salle ou par e-mail, selon que le téléphone est autorisé ou non.

Des conditions de composition documentées, et au besoin restreintes

L’enseignant reçoit des faits : le nombre de collages et leur longueur, le rythme de saisie, la durée de composition. Le contenu de ce qui est collé n’est jamais enregistré — aucune touche n’est mémorisée, aucun changement d’onglet n’est observé, rien n’est prélevé sur la machine de l’élève. La liste est fermée, la collecte est désactivée par défaut et s’active épreuve par épreuve, et l’élève en est informé avant de commencer. Vous pouvez aussi refuser le collage pendant l’épreuve : chaque tentative refusée est alors consignée, avec sa longueur. Bloquer sans rien consigner reviendrait à échanger une information réelle contre une gêne.

Collages et leur longueur, rythme de saisie, durées : des faits horodatés côté serveur, enregistrés uniquement si l’établissement l’a accordé. Aucun changement d’onglet n’est observé, et rien n’est prélevé sur l’appareil de l’élève.

La décision reste humaine

Aucun score, aucun indice, aucun niveau de risque, aucune pastille de couleur. Toutes les copies affichent la même information : seule la valeur change, jamais la présence de la marque. Le produit ne propose aucune action et ne désigne personne — c’est l’enseignant qui lit, et qui décide.

La liste des copies affiche la même colonne pour toutes, avec sa valeur. Aucune n’est marquée, ni triée, ni remontée en tête : l’enseignant remarque de lui-même, personne n’a désigné à sa place.

Les sujets individualisés et le relevé de composition supposent une épreuve composée en ligne. Une copie manuscrite déposée en photo est corrigée normalement, sans ces deux dispositifs.

Nos limites

Ce que cela vaut, exactement

Un dispositif utile est un dispositif dont on connaît les bords. Voici les nôtres, avec leur calcul plutôt qu’avec une promesse.

L’individualisation rend inopérante une réponse obtenue à l’avance dès trois variantes. Elle rend aussi la copie sur le voisin plus difficile, mais dans une proportion qui dépend du nombre de variantes : à quatre variantes dans une classe de trente, huit élèves ont les mêmes chiffres. Nous préférons vous donner le calcul plutôt qu’une promesse.

Le relevé de composition décrit une manière d’écrire, il ne prouve rien. Un élève qui recopie à la main un texte préparé ailleurs produit un relevé parfaitement ordinaire ; un élève qui colle une citation de son cours produit un collage. L’individualisation et le relevé supposent par ailleurs une composition en ligne : une copie déposée en fichier ou remise en manuscrit ne porte ni variante ni relevé.

Vérifier l’identité règle l’usurpation — composer au nom d’un absent, écraser la copie d’un camarade. Cela ne règle pas la substitution : un code se dicte au téléphone, un lien se transfère d’un clic. Si un tiers compose avec l’accord de l’élève, aucun de ces dispositifs ne le verra — seules la surveillance physique ou une reprise orale traitent ce cas. Restreindre les adresses à votre domaine ne déplace pas cette limite : cela prouve l’appartenance de l’adresse, jamais l’identité de celui qui a composé.

De même, refuser le collage est un ralentisseur, pas une barrière : la dictée vocale et la recopie manuelle restent possibles. Ce que vous y gagnez est moins la contrainte elle-même que la trace qu’elle laisse — personne ne colle mille caractères par mégarde.

Notre position

Nous n’intégrons aucun outil de reconnaissance de texte généré. C’est un choix, et voici pourquoi.

Ces outils ne tiennent pas leur promesse : OpenAI a retiré le sien en 2023 pour précision insuffisante, sur sa propre production. Surtout, les travaux de Stanford (Liang et al., 2023) montrent qu’ils classent massivement les textes de rédacteurs non natifs comme générés — sur un cursus international, ce n’est pas un incident, c’est un biais structurel. Et un « 87 % probable IA » sur une copie notée ne se défend pas en commission : plusieurs universités ont désactivé le leur pour cette raison. Nous préférons vous donner un sujet que personne d’autre n’a, et des faits qu’un élève peut lire.

Démarrer

Voyez ce que l’enseignant reçoit, exactement.

Déposez une évaluation et quelques copies. Vous verrez les faits transmis — et, tout aussi utile, ce qu’ils ne disent pas.